Le régime s'applique de plein droit — mais il se matérialise dans la déclaration : options à formaliser, cases 1AJ et 1DY/1EY, revenus étrangers sur la 2047, plus-values sur la 2074-IMP, comptes étrangers sur la 3916. Le pas-à-pas, et ce qui se passe en cas d'oubli.
Le régime de l'article 155 B s'applique de plein droit, sans agrément (BOI-RSA-GEO-40-10-20, § 380). Deux décisions doivent en revanche être formalisées chaque année par le contribuable, par une mention expresse dans la rubrique « autres renseignements » de la déclaration en ligne, ou sur papier libre annexé à la déclaration n° 2042 (§ 390-400) :
La mention expresse présente un second intérêt : elle écarte, en cas de rehaussement ultérieur sur le point signalé, l'intérêt de retard dans les conditions de l'article 1727, II-1 du CGI, dès lors que la position du contribuable a été clairement exposée.
Omettre la case 1DY ne crée pas d'impôt en moins — mais fausse le revenu fiscal de référence, dont dépendent des seuils (taux de CSG, dispenses d'acompte, aides). À l'inverse, déclarer la prime exonérée en 1AJ au lieu de 1DY revient à payer l'impôt sur un revenu exonéré : c'est l'erreur la plus coûteuse, fréquente la première année lorsque le pré-rempli reprend une DSN mal paramétrée.
Les revenus encaissés à l'étranger se déclarent d'abord sur la déclaration n° 2047, puis se reportent sur la 2042 et la 2042 C (BOI-RSA-GEO-40-10-30-20). Pour les revenus éligibles à l'exonération de 50 %, le schéma officiel (exemple du BOFiP, § 310) est le suivant :
Les prélèvements sociaux (18,6 % depuis la LFSS 2026) sont ainsi calculés sur la base totale, l'impôt sur le revenu sur la moitié.
Les cessions bénéficiant de l'exonération de 50 % se déclarent sur la déclaration spécifique n° 2074-IMP (plus ou moins-values de cession de titres des impatriés), qui détaille : plus ou moins-values réalisées, montant de l'exonération, montant net après exonération, imputation des moins-values (elles-mêmes retenues à 50 %), abattements éventuels et moins-values reportables sur dix ans. Les résultats se reportent ensuite sur la 2042 et la 2042 C (BOI-RSA-GEO-40-10-30-30, § 70-90). Les autres cessions (non éligibles) restent déclarées sur la 2074 classique.
Le résident de France doit déclarer, en même temps que sa déclaration de revenus, les références des comptes ouverts, détenus, utilisés ou clos à l'étranger (CGI, art. 1649 A — formulaire 3916 / 3916 bis), ainsi que les contrats de capitalisation et d'assurance-vie souscrits hors de France (art. 1649 AA). L'amende est de 1 500 € par compte ou contrat non déclaré (CGI, art. 1736, IV), et l'omission ouvre des délais de reprise allongés. Pour un cadre rentrant de Dubaï avec comptes bancaires, comptes-titres et plans d'épargne locaux, ce volet est indissociable du régime des impatriés — l'exonération de 50 % suppose précisément des avoirs à l'étranger, que l'administration s'attend à voir déclarés.
L'année du retour est une année de bascule : l'intéressé est imposable en France à compter de l'établissement de son domicile fiscal, selon les règles des contribuables arrivant en cours d'année. En pratique, au printemps suivant l'année du retour :
Il n'existe pas d'« année blanche » au sens propre : la période passée à l'étranger échappe à l'impôt français non par tolérance mais parce que l'intéressé n'était pas résident — la frontière exacte de la bascule (date d'arrivée, foyer, séjour principal) doit être documentée. Sur ce point, voir la page retour de Dubaï.
Une surimposition résultant d'un oubli (prime déclarée en 1AJ, revenus passifs déclarés en totalité) peut en principe être corrigée par réclamation contentieuse dans le délai de l'article R* 196-1 du LPF — en règle générale jusqu'au 31 décembre de la deuxième année suivant la mise en recouvrement. Le régime étant d'application de plein droit, l'exonération elle-même n'est pas subordonnée à une demande préalable.
En revanche, la situation est plus incertaine pour les options (forfait de 30 %, choix du plafonnement), que les textes rattachent à la déclaration : leur exercice rétroactif par voie de réclamation est discuté et ne doit pas être tenu pour acquis. La ligne de conduite : préparer la première déclaration avec soin, et faire relire les suivantes lorsque la composition de la rémunération change.
Options, cases, 2047, 2074-IMP et 3916 : une heure en visioconférence pour sécuriser la déclaration qui conditionne huit ans de régime. Tarif : 2 000 AED (≈ 470 €).
Réserver une consultationRéférences à jour au 11 juin 2026. Toute application à une situation particulière requiert une analyse individualisée.
Textes
Doctrine administrative et formulaires
La note RH impatriation : PDF clé en main (FR/EN)
Une note bilingue (~20 pages) à remettre à votre employeur : régime, modèle de clause, paie/DSN, checklist déclarative, FAQ RH en anglais. Kit 1 500 € · Pack note + visioconférence 2 000 €.
Obtenir la note RH →