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Corporate Tax aux Émirats Arabes Unis : taux, régime et obligations

Depuis le 1er juin 2023, les Émirats Arabes Unis appliquent un impôt sur les sociétés fédéral de 9% aux entreprises dépassant le seuil de 375 000 AED annuels, à l'exception des entités en Free Zone bénéficiant du régime QFZP à 0%. Comprendre les taux, les exemptions et les conditions d'imposition est essentiel pour optimiser la fiscalité de votre activité.

Schéma d’analyse GEOTAX : Corporate Tax aux Émirats Arabes Unis : taux, régime et obligations
Grille de lecture GEOTAX pour UAE Corporate Tax : identifier les faits, vérifier les sources applicables, tester les conditions et exceptions, puis documenter l’action.
En bref — Corporate Tax UAE

L'impôt sur les sociétés aux Émirats (Federal Decree-Law n° 47/2022) s'applique au taux de 9 % sur les bénéfices excédant 375 000 AED. Les entités en Free Zone bénéficiant du statut QFZP sont imposées à 0 % sur les revenus qualifiants, sous réserve de la règle de minimis (5 % ou 5 M AED). Depuis 2025, le DMTT (Pilier Deux OCDE) impose un taux plancher de 15 % aux groupes dont le chiffre d'affaires consolidé dépasse 750 M EUR.

Sommaire du silo Corporate Tax UAE

Cette page pilier présente une vue d'ensemble. Pour chaque sujet, une page dédiée approfondit le régime, les délais et les bonnes pratiques.

→ Régime QFZP → Activités qualifiantes → Substance test → De minimis → DMTT / Pilier 2 → Enregistrement FTA → Déclaration CT → Établissement stable France

Le cadre législatif

Le Federal Decree-Law No. 47 of 2022 (Corporate Tax Law), signé le 3 octobre 2022 et rendu public le 9 décembre 2022 par le ministère des Finances, a introduit un régime d'imposition sur les sociétés applicable aux exercices fiscaux commençant le 1er juin 2023 ou ultérieurement (art. 69). Cette loi marque un virage majeur dans la fiscalité émirienne en abandonnant le modèle précédent fondé sur l'impôt zéro pour accueillir une fiscalité standard internationale.

Le décret-loi s'applique à toute personne morale — telle que définie par le droit civil émirien — exerçant une activité économique aux Émirats, qu'elle soit établie dans les zones continentales ou dans les Free Zones, à l'exception de celles listées dans les dispositions d'exemption. Cette base légale englobe les sociétés par actions, les sociétés à responsabilité limitée, les établissements de crédit, les sociétés d'assurance et les structures de partenariat équivalentes.

Taux d'imposition et seuils

Taux normal et franchise

Dans le régime ordinaire, le taux est de 0 % sur la fraction de bénéfice imposable n’excédant pas 375 000 AED et de 9 % au-delà ; il ne s’agit pas d’une exonération des premières années. Le Small Business Relief est une option distincte : une personne résidente peut, sous conditions, être traitée comme n’ayant pas de revenu imposable si ses recettes ne dépassent pas 3 M AED pour la période et les périodes antérieures pertinentes. Les QFZP et les membres de certains grands groupes multinationaux en sont exclus ; l’option ne dispense ni d’immatriculation ni de déclaration. MD 73/2023, modifiée par MD 131/2026, prolonge le dispositif aux périodes éligibles se terminant au plus tard le 31 décembre 2029.

Le résultat comptable constitue le point de départ du bénéfice imposable. Il est ajusté selon la Corporate Tax Law : déductibilité des dépenses, limitations des intérêts, exonérations, prix de transfert et règles relatives aux pertes fiscales. Une charge comptabilisée n’est donc pas nécessairement immédiatement déductible.

Exemptions principales

  • Exonération de participation : les dividendes de personnes morales résidentes UAE relèvent d’une exonération distincte. Pour les participations étrangères et les gains concernés, l’article 23 et MD 302/2024 imposent plusieurs conditions, notamment participation minimale ou coût d’acquisition admis, durée de détention, droits aux bénéfices et au boni, assujettissement et composition des actifs. MD 302/2024 s’applique aux périodes ouvertes depuis le 1er janvier 2025 ; MD 116/2023 reste une référence historique pour les périodes antérieures. Un seuil de 5 % ou un coût de 4 M AED ne suffit pas à lui seul.
  • Restructurations de groupe : Les opérations de fusion, de scission ou de réorganisation de groupe entrant dans le champ du décret-loi bénéficient d'un sursis d'imposition des plus-values latentes si certaines conditions techniques sont remplies.
  • Filiales UAE de groupes étrangers : la qualité de filiale ou l’existence d’une substance ne crée pas une exonération générale. Il faut identifier le contribuable, les revenus exonérés et les conditions d’un éventuel régime particulier.
  • Holdings : une holding peut percevoir des revenus exonérés ou qualifiants, sans être elle-même une personne exonérée. Son immatriculation, sa déclaration et ses autres obligations doivent être examinées séparément.

Le régime des zones franches (QFZP)

Définition et conditions d'éligibilité

Le régime QFZP est un régime de Corporate Tax applicable à une Qualifying Free Zone Person remplissant les conditions de l'article 18 de la Corporate Tax Law et de ses textes d'application. Il ne s'agit pas d'une exonération générale d'impôt sur le revenu des personnes physiques. Le taux est de 0 % sur le Qualifying Income et de 9 % sur le Taxable Income qui n'est pas du Qualifying Income. Les conditions essentielles incluent :

  • Substance économique : Présence physique effective (bureaux, personnel, équipements) et conduite réelle d'activités commerciales au sein de la Free Zone.
  • Conditions de la Corporate Tax Law : Il convient d'éviter de présenter un « enregistrement CIGA » comme condition autonome du statut QFZP. Le bon angle consiste à viser les conditions prévues par la Corporate Tax Law et ses décisions d'application : substance suffisante, respect des conditions de Qualifying Income, de minimis, comptes audités lorsque requis et conformité générale au cadre Corporate Tax.
  • Comptes audités : Tenue de comptabilité conforme aux normes IFRS avec audit annuel externe.
  • Gouvernance fiscale : Documentation des mécanismes de gouvernance, des décisions commerciales et des opérations intra-groupe.
  • Prix de transfert : Justification documentée des prix appliqués aux opérations intra-groupe selon les principes de l'OCDE (arm's length).

Taux de l'impôt QFZP

Un QFZP applique 0 % à son Qualifying Income et 9 % au bénéfice imposable qui n’en relève pas, sans la tranche ordinaire de 375 000 AED pour ce dernier. Une transaction avec une Free Zone Person est analysée notamment au regard du bénéficiaire effectif et des activités exclues ; avec une Non-Free Zone Person, elle doit en principe relever d’une activité qualifiante non exclue. Les revenus d’établissements stables, d’immobilier et de propriété intellectuelle obéissent à des règles particulières. Le de minimis peut permettre à d’autres recettes d’entrer dans le revenu qualifiant. La localisation étrangère du client ne détermine donc pas à elle seule le taux, et une exonération de dividendes se vérifie séparément.

Distinction Qualifying Income vs Non-Qualifying Income

  • Qualifying Income (0 %) : résultat de la qualification prévue par CD 100/2023 et MD 229/2025, et non simple liste de revenus géographiquement internes à la zone. Les recettes étrangères ne sont pas exclues par nature.
  • Revenu imposable non qualifiant (9 %) : catégorie à déterminer après les règles spécifiques et exonérations. Ne pas assimiler automatiquement à cette catégorie les dividendes d’une société non-QFZP, les services à l’étranger ou les revenus de financement.

Règle de minimis et perte de statut

Le de minimis est satisfait lorsque les recettes non qualifiantes ne dépassent pas le plus faible de 5 % des recettes totales pertinentes et 5 M AED. Les exclusions du numérateur et du dénominateur sont celles des textes, notamment pour certains revenus immobiliers et d’établissements stables. En cas de manquement aux conditions QFZP, le statut est perdu dès le début de la période concernée et pendant les quatre périodes suivantes. La détention de titres à des fins d’investissement peut elle-même être une activité qualifiante.

Activités qualifiantes (Cabinet Decision No. 100 of 2023 et Ministerial Decision No. 229 of 2025)

La Cabinet Decision No. 100 of 2023 et la Ministerial Decision No. 229 of 2025 (qui a remplacé la Ministerial Decision No. 265 of 2023 avec effet rétroactif au 1er juin 2023) listent les activités bénéficiant du régime QFZP à 0%, incluant :

  • Fabrication de biens ou matériaux.
  • Transformation de biens ou matériaux.
  • Négoce de matières premières qualifiantes, selon les définitions et restrictions de MD 229/2025.
  • Détention d’actions et autres titres à des fins d’investissement.
  • Propriété, gestion et exploitation de navires entrant dans la définition réglementaire.
  • Services de réassurance réglementés.
  • Gestion de fonds soumise à la surveillance de l’autorité compétente.
  • Gestion de patrimoine et d’investissements soumise à cette surveillance.
  • Services de siège à des parties liées.
  • Services de trésorerie et de financement à des parties liées ou pour compte propre.
  • Financement et location d’aéronefs dans le périmètre réglementaire.
  • Distribution de biens ou matériaux dans ou depuis une Designated Zone, avec les conditions d’importation et de clientèle prévues par le texte.
  • Services logistiques.
  • Activités accessoires aux catégories précédentes, dans les limites de MD 229/2025.

Activités exclues du régime QFZP

Les activités exclues doivent être qualifiées revenu par revenu. Elles ne font pas automatiquement perdre le statut si les conditions, dont le de minimis lorsqu’il est applicable, restent satisfaites :

  • Transactions avec des personnes physiques, quelle que soit leur résidence, sauf les exceptions liées aux navires, à la gestion de fonds, à la gestion de patrimoine et d’investissements, et au financement/location d’aéronefs.
  • Activités bancaires : pas d’exception générale liée à une licence offshore.
  • Assurance, sous réserve de la réassurance qualifiante et des services de siège visés par le texte.
  • Financement et location, sous réserve des exceptions expressément prévues pour certaines matières premières, navires, trésorerie/financement et aéronefs.
  • Propriété ou exploitation immobilière, sauf notamment certains immeubles commerciaux en Free Zone dans une transaction avec une Free Zone Person ; les règles immobilières spécifiques restent à vérifier.
  • Activités accessoires aux activités exclues.

Obligations déclaratives

Enregistrement auprès de la FTA

Toute entité exerçant une activité économique aux Émirats doit s'enregistrer obligatoirement auprès de la Federal Tax Authority (FTA) dans les délais spécifiés par catégorie de contribuable selon la FTA Decision No. 3 of 2024. Les délais d'enregistrement au Corporate Tax ne se résument pas à une règle uniforme de trente jours à compter du début d'activité. Ils dépendent de la catégorie du contribuable et, pour de nombreuses personnes morales résidentes, de la date de délivrance de la licence, conformément aux clarifications publiées par la Federal Tax Authority. Le défaut d'enregistrement dans les délais expose à une pénalité administrative de 10 000 AED (Cabinet Decision No. 75 of 2023, telle qu'amendée par la Cabinet Decision No. 10 of 2024), sous réserve du dispositif de waiver annoncé par la FTA en 2025 lorsque la première déclaration est déposée dans les sept mois de la clôture du premier exercice.

Déclaration fiscale annuelle

Les déclarations fiscales doivent être déposées auprès de la FTA dans un délai de 9 mois suivant la clôture de l'exercice comptable (Federal Decree-Law No. 47 of 2022, art. 53), l'impôt étant payable dans le même délai (art. 48). Des états financiers audités sont exigés des entités dont le chiffre d'affaires dépasse 50 millions d'AED ainsi que de toute Qualifying Free Zone Person (Ministerial Decision No. 84 of 2025). Les entreprises résidentes dont le chiffre d'affaires n'excède pas 3 millions d'AED peuvent opter pour le Small Business Relief (Ministerial Decision No. 73 of 2023, as extended by Ministerial Decision No. 131 of 2026), sans être dispensées d'enregistrement ni de déclaration.

Pénalités administratives

Le Cabinet Decision No. 75 of 2023 a défini un régime complet de sanctions en cas de non-conformité :

  • Pénalité d'enregistrement tardif : 10 000 AED (montant introduit par la Cabinet Decision No. 10 of 2024 amendant la Cabinet Decision No. 75 of 2023), sous réserve du dispositif de waiver lorsque les conditions publiées par la FTA sont réunies.
  • Pénalité de déclaration tardive : 500 AED par mois (ou fraction de mois) pendant les douze premiers mois, puis 1 000 AED par mois au-delà.
  • Pénalité de paiement tardif : 14 % par an, calculée mensuellement sur l'impôt impayé.
  • Pénalité pour défaut de tenue des registres et documents requis : 10 000 AED, portée à 20 000 AED en cas de récidive dans les 24 mois.
  • Pénalité pour déclaration inexacte non régularisée : 500 AED, outre les majorations applicables en cas de redressement.

Obligations de documentation

Les entreprises doivent conserver pendant une période de 7 ans suivant la fin de la période fiscale concernée (Federal Decree-Law No. 47 of 2022, art. 56) :

  • Registres comptables complets et états financiers vérifiés.
  • Documentation relative aux opérations intra-groupe et prix de transfert.
  • Preuves de revenus et de dépenses professionnelles.
  • Justificatifs des éléments d'exemption appliqués.
  • Correspondance avec l'administration fiscale.

L'impact du Pilier Deux OCDE

Déclaration de conformité au DMTT

Les Émirats Arabes Unis ont adhéré à la solution inclusive du Pilier Deux du cadre OCDE relatif à l'imposition des grandes entreprises multinationales. La Domestic Minimum Top-up Tax (DMTT) de 15% s'applique aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025 selon la Cabinet Decision No. 142 of 2024. Cette disposition garantit que les bénéfices émiriens d'un groupe multinational soumis à un taux d'impôt effectif inférieur à 15% font l'objet d'un impôt complémentaire portant ce taux effectif à 15% aux Émirats.

Seuil de pertinence

La DMTT s'applique uniquement aux groupes multinationaux dont le chiffre d'affaires consolidé annuel atteint ou dépasse 750 millions d'euros au cours d'au moins deux des quatre exercices précédents (Cabinet Decision No. 142 of 2024). Les PME et les entreprises domestiques petites et moyennes ne sont pas concernées par cette règle, ce qui préserve l'attractivité des Émirats pour les structures de taille modérée.

Interaction avec le taux d'imposition de 9%

Le taux ordinaire UAE de 9 % n’écarte pas la DMTT. Pour un groupe entrant dans son champ, le calcul repose sur le taux effectif des entités concernées aux EAU, à partir du revenu GloBE et des impôts couverts ajustés. Il ne dépend pas simplement du taux d’une autre juridiction. Le complément est ensuite calculé sur le bénéfice excédentaire après l’exclusion fondée sur la substance, avec les autres ajustements et dispositifs de sauvegarde applicables. Un taux nominal QFZP de 0 % ne signifie donc pas automatiquement un complément égal à 15 % de tout son bénéfice comptable.

Personnes physiques et Corporate Tax

Assujettissement des entrepreneurs individuels

Contrairement à la Corporate Tax qui s'adresse aux personnes morales, les personnes physiques ne sont en principe pas soumises à l'impôt fédéral sur les sociétés aux Émirats. Cependant, la Cabinet Decision No. 49 of 2023 a introduit une règle de seuil : une personne physique exerçant une activité d'affaires aux Émirats n'est assujettie à la Corporate Tax que si son chiffre d'affaires annuel tiré de cette activité dépasse 1 million d'AED.

Implications pour les freelances et les petites activités

Les freelances, consultants et prestataires dont l'activité reste en dessous du seuil de 1 million d'AED ne sont pas soumis à la Corporate Tax fédérale. Ceux-ci demeurent assujettis aux droits d'enregistrement et de licence commerciale auprès de l'autorité locale (Dubai Department of Economic Development ou équivalent), mais ne sont pas fiscalisés au titre de l'impôt sur les sociétés.

Cas des héritiers et successeurs

Lors du décès d'une personne physique, les héritiers qui poursuivent l'activité économique sans créer une entité juridique nouvelle restent régis par le régime des personnes physiques, avec application du seuil de 1 million d'AED. Les successeurs doivent mettre à jour leur immatriculation auprès de la FTA.

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Ce qu'il faut retenir

  • Corporate Tax fédérale de 9% aux Émirats depuis 1er juin 2023, avec franchise jusqu'à 375 000 AED annuels.
  • Régime QFZP à 0% pour les Free Zones opérant des activités qualifiantes et satisfaisant à la substance économique.
  • Obligations d'enregistrement FTA et de déclaration annuelle 9 mois après clôture, sous peine de pénalités.
  • DMTT de 15% (Pilier Deux OCDE, Cabinet Decision No. 142 of 2024) applicable aux exercices ouverts depuis 2025 aux groupes ≥ 750 M€ de CA consolidé.
  • Personnes physiques non assujetties jusqu'à 1M AED CA annuel.

Questions fréquentes

Le taux fédéral de Corporate Tax est de 9% sur les bénéfices dépassant 375 000 AED annuels. Les bénéfices en dessous de ce seuil ne sont pas imposés. Les entités en Free Zone opérant des activités qualifiantes (statut QFZP) bénéficient d'un taux de 0% sur les revenus qualifiants.
L'enregistrement doit s'effectuer auprès de la Federal Tax Authority selon les délais spécifiés par catégorie de contribuable conformément à la FTA Decision No. 3 of 2024. Pour de nombreuses personnes morales résidentes, le délai dépend de la date de délivrance de la licence. Cet enregistrement est obligatoire et gratuit. Le défaut d'enregistrement dans les délais expose à une pénalité de 10 000 AED, sous réserve de dispositifs ultérieurs de waiver lorsque les conditions publiées par la FTA sont réunies.
Le QFZP (Qualified Free Zone Person) est un statut fiscal spécial offrant un taux d'imposition de 0% sur les revenus qualifiants. L'éligibilité requiert : résidence en Free Zone, substance économique réelle, tenue de comptes audités IFRS, et exercice d'activités qualifiantes listées par l'administration (fabrication, logistique, gestion de fonds, etc.).
Les activités qualifiantes incluent : fabrication industrielle, gestion de fonds d'investissement, logistique et entreposage, gestion d'aéronefs et navires, négoce de commodities, holding opérationnel, prestations d'ingénierie et R&D, et distribution à l'exportation. Les services bancaires, l'assurance, le tourisme et l'immobilier résidentiel en sont exclus.
La déclaration fiscale annuelle doit être déposée auprès de la FTA dans les 9 mois suivant la clôture de l'exercice comptable. Ce délai s'applique à toutes les sociétés assujetties à la Corporate Tax, quelle que soit leur taille (Federal Decree-Law No. 47 of 2022, art. 53). Le non-respect de ce délai entraîne une pénalité de 500 AED par mois de retard pendant les douze premiers mois, puis 1 000 AED par mois (Cabinet Decision No. 75 of 2023).
La DMTT s'applique depuis le 1er janvier 2025 aux groupes multinationaux dont le chiffre d'affaires consolidé atteint au moins 750 millions d'euros dans deux des quatre exercices précédents. Le complément se calcule selon les règles GloBE au niveau juridictionnel, et non par simple différence entre le taux nominal de l’entité et 15 %.

Références

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