Expertises Exit tax (167 bis CGI) Résidence fiscale UAE Corporate Tax UAE Convention France-EAU Création de société Expatriation fiscale Régime des impatriés
Outils Note RH impatriation (PDF) Simulateur exit tax Test résidence UAE Checklist 12 mois (PDF) Comparateur free zones Test éligibilité impatriés
Insights Tous les articles Impôt universel (CF380) Exit tax 2026 Presse
Le cabinet À propos Consultation & honoraires Presse Contact
Prendre rendez-vous +971 55 659 4477

Garanties pour le sursis sur option (V) de l'exit tax

Typologie des garanties acceptées (caution bancaire, nantissement, hypothèque, dépôt en numéraire), calibrage du montant, coûts indicatifs et procédure de proposition à l'administration française.

Silo Exit Tax Vue d'ensemble Départ Dubaï Calcul Simulateur Sursis Garanties Représentant fiscal 2074-ETD Dégrèvement Erreurs FAQ Glossaire

Pourquoi des garanties sont exigées

Le sursis sur option du V de l'article 167 bis CGI est subordonné à la production de garanties suffisantes pour assurer le recouvrement de la créance fiscale en cas de déchéance ultérieure. C'est la contrepartie du report de paiement : l'État accepte de différer l'exigibilité, mais exige de pouvoir saisir un actif liquide en cas d'événement de déchéance.

Le délai prévu par le décret n° 2019-868 du 21 août 2019 — dépôt de la déclaration 2074-ETD accompagnée de la proposition de garanties au plus tard 90 jours avant le transfert (CGI, ann. III, art. 41 tervicies A ; LPF, art. R 277-8) — est strictement appliqué. Une proposition tardive est rejetée, ce qui rend le sursis caduc.

Typologie des garanties acceptées

Caution bancaire (la garantie de référence)

La caution bancaire à première demande émise par un établissement français ou européen reconnu est la garantie la plus communément acceptée. Avantages : liquidité immédiate pour l'administration, sécurité juridique, périmètre clair. Inconvénients : coût annuel (entre 0,5 % et 2 % du montant garanti selon la solidité financière du donneur d'ordre), nécessité de mobiliser des actifs en garantie auprès de la banque.

Nantissement de titres ou de comptes-titres

Le nantissement de titres détenus par le contribuable peut être accepté lorsque les titres sont liquides et valorisables. Le risque pour l'administration tient à la volatilité de la valeur : un nantissement sur des titres dont la valeur chute peut devenir insuffisant. L'administration peut exiger un complément de garantie en cours de sursis.

Hypothèque sur bien immobilier

Une hypothèque conventionnelle sur un immeuble situé en France, libre de charges et d'une valeur supérieure à la dette garantie (typiquement 130 % à 150 %), peut être acceptée. La procédure est plus lourde (acte notarié, frais d'inscription) et le bien doit rester libre de cession pendant la durée du sursis.

Dépôt en numéraire

Un dépôt en numéraire sur un compte bloqué à la disposition de l'administration constitue une garantie idéale du point de vue du recouvrement. En pratique, peu de contribuables choisissent cette option, qui mobilise une trésorerie significative pour une durée potentiellement longue (2 à 5 ans selon la valeur du portefeuille).

Cautionnement personnel d'un tiers solvable

Possible mais rare. Le tiers (généralement un proche) doit justifier d'une solvabilité suffisante au regard du montant en jeu. La caution est solidaire et porte sur la totalité de l'impôt.

Calibrer le montant garanti

Le montant de la garantie à constituer durant l'année du transfert est fixé par la loi : pour les transferts intervenus depuis le 1er janvier 2018, il est égal à 12,8 % du montant total des plus-values et créances retenues pour leur montant brut, sans application des abattements pour durée de détention (CGI, art. 167 bis, V-1). Par exception, pour les plus-values en report de l'article 150-0 B ter du CGI, la garantie est calculée au taux spécifique de l'article 200 A, 2 ter du CGI. Pour mémoire, le taux était de 30 % pour les transferts réalisés jusqu'au 31 décembre 2017.

Dans le mois suivant la réception de l'avis d'imposition émis au titre de l'exit tax (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux — soit, sous PFU, 31,4 % de la plus-value en 2026), un complément de garanties est, le cas échéant, constitué à hauteur de la différence entre l'impôt effectivement calculé et la garantie initiale ; à l'inverse, si l'impôt est inférieur, le contribuable peut demander la levée partielle des garanties à due concurrence (BOI-RPPM-PVBMI-50-10-30). En cas de dépréciation ou d'insuffisance des garanties en cours de sursis, le comptable peut exiger un complément (LPF, art. R* 277-2).

Coût indicatif des garanties

Type de garantieCoût annuel estiméMontant garanti type
Caution bancaire à première demande0,5 % à 2 % du montant garanti12,8 % du montant brut des plus-values (complément éventuel après avis d'imposition)
Nantissement de titres liquidesFrais administratifs ponctuels130-150 % du montant
Hypothèque conventionnelleFrais notariés, droits d'enregistrement130-150 % du montant
Dépôt en numéraireCoût d'opportunité du capital immobiliséPlein montant

Procédure de proposition

  1. Audit préalable de la valorisation et du montant à garantir (T-6 à T-12 mois).
  2. Sélection du type de garantie et préparation de la documentation correspondante.
  3. Dépôt de la proposition de garanties auprès du service des impôts compétent (Direction générale des Finances publiques, service des non-résidents pour les transferts à venir) au plus tard 90 jours avant le départ.
  4. Examen par l'administration : le comptable public notifie sa décision dans un délai de 45 jours à compter du dépôt de l'offre ; à défaut de réponse dans ce délai, les garanties sont réputées acceptées (LPF, art. R* 277-1).
  5. Signature de l'acte de garantie (acte authentique pour l'hypothèque, contrat de cautionnement pour la caution bancaire).
  6. Confirmation par l'administration et octroi formel du sursis.

Risques en cas de refus

Si l'administration refuse les garanties proposées, le contribuable peut soit produire une garantie alternative (LPF, art. R 277-4 : remplacement par toute autre garantie de valeur au moins égale), soit accepter le paiement immédiat de l'exit tax au jour du transfert, soit reporter le départ. La contestation du refus relève du juge du référé fiscal, membre du tribunal administratif, saisi par simple demande écrite dans les quinze jours de la réception de la lettre recommandée du comptable (LPF, art. L 279). En pratique, ces délais imposent d'anticiper largement la constitution du dossier plutôt que de compter sur un contentieux.

Audit Exit Tax personnalisé

Une heure en visioconférence pour passer en revue votre situation, calibrer votre exposition à l'exit tax et sécuriser votre transfert vers Dubaï. Tarif : 2 000 AED (≈ 470 €).

Réserver un audit

Sources officielles & jurisprudence

Références à jour à la date de dernière révision, citées à titre informatif. Toute application à une situation particulière requiert une analyse individualisée.

Textes

  • Article 167 bis du CGI (exit tax, transferts depuis le 3 mars 2011) ; article 238-0 A du CGI (liste ETNC) ; articles 91 undecies à 91 quaterdecies de l'annexe II au CGI.
  • Décret n° 2019-868 du 21 août 2019 (sursis sur option, proposition de garanties).

Doctrine administrative (BOFiP)

Jurisprudence

  • CE 15 décembre 2025, n° 495783 — le sursis suspend la prescription de l'action en recouvrement ; la carence déclarative ne rétablit l'exigibilité qu'après mise en demeure restée infructueuse.
  • CE 5 février 2025, n° 476399 — limites de la rétroactivité de l'exit tax au regard du droit de l'Union.
  • CJCE 11 mars 2004, de Lasteyrie du Saillant, C-9/02 ; CE 10 novembre 2004, n° 211341 ; CE 29 avril 2013, n° 357576 ; CE 20 mai 2022, n° 449038.
  • LPF, art. R* 277-1 à R 277-8, A 277-1 à A 277-10 (formes et procédure des garanties) ; LPF, art. L 279 (référé fiscal en cas de refus).
Exit tax · Réserver un audit (60 min)