Un résident fiscal suisse qui achète un appartement à Dubaï ne relève ni de l'IFI ni d'aucun impôt français : son cadre, c'est le droit suisse — fédéral et cantonal — et la convention du 6 octobre 2011. Immeuble étranger exonéré mais pris en compte pour le taux, plus-value non imposée de part et d'autre, successions cantonales : ce qui doit être réglé avant de signer.
Pour un résident fiscal suisse, un bien immobilier à Dubaï se joue sur deux couches. La couche émirienne, identique pour tous les acquéreurs : 4 % de frais de transfert du Dubai Land Department, pas d'impôt local récurrent, pas d'impôt sur le revenu ni sur la plus-value des particuliers. La couche suisse : l'assujettissement illimité ne s'étend pas aux immeubles situés à l'étranger (art. 6, al. 1 LIFD), mais le bien, ses revenus et sa valeur sont pris en compte pour le taux (art. 7, al. 1 LIFD, et règles cantonales équivalentes pour la fortune). La plus-value de revente n'est, en principe, imposée ni en Suisse ni aux Émirats. Le droit fiscal français ne s'applique pas : ni IFI, ni imposition française de la plus-value.
Quelle que soit la résidence fiscale de l'acheteur, l'acquisition d'un bien à Dubaï suit les règles locales décrites dans le pilier Immobilier à Dubaï : frais de transfert du Dubai Land Department de 4 % du prix (légalement répartis 2 % vendeur / 2 % acquéreur, mais contractuellement supportés en pratique par l'acquéreur), frais d'agence et de trustee, absence d'impôt foncier récurrent, absence d'impôt sur le revenu et sur la plus-value des personnes physiques. Les Émirats ne prélèvent pas non plus de droits de succession.
La sécurisation juridique de l'achat est, elle aussi, indépendante du pays de résidence : vérification du titre et du promoteur, compte séquestre (escrow) pour les achats sur plan, revue du contrat, modalités de remise des fonds. Ces points sont détaillés dans la page sécuriser la transaction. Un investissement immobilier d'au moins 2 millions AED peut par ailleurs ouvrir l'accès au Golden Visa de 10 ans, pour un Suisse comme pour tout autre acquéreur.
Références à jour au 19 juillet 2026. Le droit suisse relevant d'un ordre juridique distinct — et largement cantonal —, toute application à une situation particulière requiert une analyse individualisée, le cas échéant en coordination avec un conseil suisse.