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Immobilier à Dubaï pour résidents belges : fiscalité et sécurisation

Un résident fiscal belge qui achète un appartement à Dubaï ne relève ni de l'IFI ni de l'impôt français sur les plus-values : son cadre, c'est le droit belge et la convention belgo-émirienne de 1996. Revenu cadastral étranger, exonération sous conditions, droits de succession régionaux sur le patrimoine mondial : ce qui doit être réglé avant de signer.

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En bref

Pour un résident fiscal de Belgique, un bien immobilier à Dubaï se joue sur deux couches. La couche émirienne, identique pour tous les acquéreurs : 4 % de frais de transfert du Dubai Land Department, pas d'impôt foncier récurrent, pas d'impôt sur le revenu des particuliers. La couche belge : déclaration du bien étranger et attribution d'un revenu cadastral, imposition des revenus mondiaux avec exonération sous réserve de progressivité si les conditions de la convention du 30 septembre 1996 sont réunies, et droits de succession régionaux assis sur le patrimoine mondial, bien de Dubaï compris. Le droit fiscal français ne s'applique pas : ni IFI, ni imposition française de la plus-value.

La couche émirienne : la même pour tous les acquéreurs

Quelle que soit la résidence fiscale de l'acheteur, l'acquisition d'un bien à Dubaï suit les règles locales décrites dans le pilier Immobilier à Dubaï : frais de transfert du Dubai Land Department de 4 % du prix (légalement répartis 2 % vendeur / 2 % acquéreur, mais contractuellement supportés en pratique par l'acquéreur), frais d'agence et frais de trustee, absence d'impôt foncier récurrent et absence d'impôt sur le revenu des personnes physiques. Les Émirats ne prélèvent pas non plus de droits de succession.

La sécurisation juridique de la transaction est, elle aussi, indépendante du pays de résidence : vérification du titre et du promoteur, compte séquestre (escrow) pour les achats sur plan, rédaction du contrat, remise des fonds. Ces points sont détaillés dans la page sécuriser la transaction. De même, un investissement immobilier d'au moins 2 millions AED peut ouvrir l'accès au Golden Visa de 10 ans, pour un Belge comme pour tout autre acquéreur.

Questions fréquentes

Non. L'IFI est un impôt français : il vise les résidents fiscaux de France sur leur immobilier mondial et les non-résidents sur leurs seuls actifs situés en France. Un résident belge sans immobilier français n'y est pas soumis, et la revente de son bien de Dubaï ne relève pas davantage de l'impôt français sur les plus-values. Son cadre est le droit belge, le droit émirien et la convention de 1996.
La Belgique impose les revenus mondiaux de ses résidents : le bien doit être déclaré et un revenu cadastral lui est attribué. Les revenus immobiliers relevant de l'article 6 de la convention de 1996 sont déclarés en Belgique et, en principe, exonérés avec réserve de progressivité selon la méthode conventionnelle. Le texte de l'article 23, § 2, a) vise les revenus « imposés » aux Émirats, formulation qui a nourri un débat doctrinal en l'absence d'impôt émirien sur les personnes physiques ; la portée pratique de cette clause doit être confirmée avec un conseil belge au regard de la doctrine et de la jurisprudence applicables.
Oui. Tout résident belge titulaire d'un droit réel sur un immeuble situé à l'étranger doit le signaler à l'administration (service compétent de l'Administration Mesures et Évaluations, via MyMinfin ou par formulaire) afin qu'un revenu cadastral lui soit attribué, puis reporter ce revenu chaque année au cadre III de sa déclaration, même en l'absence de toute location.
En principe non, lorsqu'elle relève de la gestion normale du patrimoine privé. Une opération à caractère spéculatif peut en revanche être imposée à 33 % au titre des revenus divers (art. 90, 1° CIR 92). La frontière s'apprécie au cas par cas : mode de financement, durée de détention, répétition des opérations, achats en état futur d'achèvement revendus rapidement.
Oui, en principe. Au décès d'un habitant du Royaume, les droits de succession régionaux (Flandre, Wallonie, Bruxelles) portent sur l'ensemble du patrimoine, en Belgique comme à l'étranger : le bien de Dubaï entre dans la masse taxable. L'absence de droits de succession aux Émirats ne fait pas obstacle à la taxation belge ; elle rend en revanche utile un testament DIFC (DIFC Will) pour organiser la dévolution locale du bien.
Oui. Les comptes détenus auprès d'établissements étrangers — y compris le compte ouvert aux Émirats pour payer le bien ou encaisser les loyers — doivent être signalés au Point de contact central de la Banque nationale de Belgique et leur existence doit être mentionnée chaque année dans la déclaration à l'impôt des personnes physiques.

Sources officielles

Références à jour au 19 juillet 2026. Le droit belge relevant d'un ordre juridique distinct, toute application à une situation particulière requiert une analyse individualisée, le cas échéant en coordination avec un conseil belge.

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