Expertises Exit tax (167 bis CGI) Résidence fiscale UAE Corporate Tax UAE Convention France-EAU Création de société Expatriation fiscale Régime des impatriés Immobilier à Dubaï
Outils Pack RH impatriés Simulateur exit tax Test résidence UAE Checklist 12 mois (PDF) Comparateur free zones Test éligibilité impatriés
Insights Tous les articles Impôt universel (CF380) Exit tax 2026 Presse
Le cabinet À propos Consultation & honoraires Presse Contact
Prendre rendez-vous +971 55 659 4477

Convention fiscale France-EAU et immobilier de Dubaï

Signée le 19 juillet 1989 (avenant du 6 décembre 1993), la convention impose les revenus immobiliers au lieu de situation du bien et élimine la double imposition côté français par un crédit d'impôt. Ce que cela change pour un acheteur français à Dubaï.

Silo Immobilier Dubaï Vue d'ensemble Sécuriser l'achat IFI Convention France-EAU Revenus locatifs Structuration Plus-value Golden Visa
En bref — Convention France-EAU

En application de la convention fiscale France-Émirats arabes unis du 19 juillet 1989 (avenant du 6 décembre 1993), les revenus et gains tirés d'un immeuble sont imposables dans l'État où le bien est situé — à Dubaï pour un bien émirien. Les Émirats n'imposant pas les personnes physiques, il n'existe pas d'impôt local. Pour un résident de France, la double imposition est éliminée par un crédit d'impôt égal à l'impôt français correspondant à ces revenus, ce qui aboutit en pratique à une neutralisation de l'impôt français, ces revenus restant toutefois pris en compte pour le calcul du taux effectif applicable aux autres revenus.

Une convention qui couvre revenu, fortune et successions

La convention entre la France et les Émirats arabes unis a été signée le 19 juillet 1989, publiée par le décret n° 90-631 du 13 juillet 1990, et modifiée par un avenant du 6 décembre 1993 (entré en vigueur le 1er juin 1995). Elle couvre l'impôt sur le revenu, l'impôt sur la fortune et les droits de succession (doctrine BOI-INT-CVB-ARE).

Le principe : imposition au lieu de situation de l'immeuble

Comme dans le modèle OCDE, les revenus provenant de biens immobiliers sont imposables dans l'État où l'immeuble est situé. Un loyer perçu à Dubaï est donc imposable aux Émirats — qui ne prélèvent aucun impôt sur le revenu des personnes physiques. Symétriquement, un loyer d'un bien situé en France reste imposable en France, même pour un résident des Émirats.

L'élimination de la double imposition côté France

Pour un résident de France, la convention prévoit que les revenus de source émirienne restant imposables en France ouvrent droit à un crédit d'impôt égal au montant de l'impôt français correspondant à ces revenus. En pratique, même en l'absence d'impôt émirien, ce mécanisme neutralise la charge fiscale française sur ces revenus. Ils demeurent néanmoins intégrés au revenu global pour déterminer le taux effectif qui frappe les autres revenus du foyer.

Un point technique à ne pas généraliser

Le mécanisme du crédit d'impôt et son incidence exacte varient selon la catégorie de revenus visée par la convention (revenus immobiliers, intérêts, plus-values). L'application à une situation précise — en particulier pour les plus-values de cession — doit être vérifiée au cas par cas au regard du texte conventionnel et du droit interne. Voir la page plus-value de revente.

Résidence fiscale : la question préalable

Tout le raisonnement dépend de votre résidence fiscale. La convention règle les conflits de résidence par une série de critères (foyer d'habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel). Un Golden Visa ou une simple présence à Dubaï ne suffit pas à transférer la résidence : voir résidence fiscale aux Émirats et Golden Visa.

Faire cadrer l'impact conventionnel de votre projet

Résidence, revenus, plus-value : l'articulation de la convention avec votre situation, avant l'achat.

Faire étudier mon projet

La convention appliquée à l'immobilier, article par article

Pour un investisseur, la convention du 19 juillet 1989 se résume à cinq dispositions qui gouvernent l'intégralité du cycle de détention d'un bien à Dubaï. Le tableau suivant en donne la lecture combinée pour un propriétaire résident fiscal de France.

FluxArticleRègle conventionnelleEffet net pour un résident de France
LoyersArt. 5 + 19 §1Imposables aux Émirats ; crédit français égal à l'impôt françaisPas d'impôt en principal, mais effet de taux effectif sur les autres revenus
Plus-value de cessionArt. 11 §1 + 19 §1Imposable aux Émirats ; crédit limité à l'impôt émirien payé (zéro)Imposition française pleine (19 % + 17,2 % après abattements)
Fortune (IFI)Art. 16 A + 19 §3Imposable aux Émirats sous conditions ; crédit égal à l'impôt émirien payé (zéro)IFI français à taux plein sur le bien de Dubaï
Succession — immeuble détenu en directArt. 17 §1 + 19 §4Immeuble imposable uniquement dans l'État de situation ; exonération en France avec règle du taux moyenPas de droits français sur l'immeuble de Dubaï (effet de progressivité seulement)
Succession — parts de sociétéArt. 17 §3Meubles incorporels imposables dans l'État de résidence du défuntDroits de succession français sur les parts

Deux enseignements structurent toute stratégie patrimoniale. D'une part, la convention ne « détaxe » ni la plus-value ni l'IFI : la méthode du crédit limité à l'impôt effectivement payé aux Émirats — nul en pratique — laisse la fiscalité française intacte sur ces deux terrains. D'autre part, elle produit un effet remarquable en matière successorale : l'immeuble émirien détenu en direct échappe aux droits de mutation par décès français (art. 17 §1 et 19 §4), là où des parts de société interposée y restent soumises (art. 17 §3). Le mode de détention se choisit donc aussi à l'aune de la transmission — analyse détaillée sur la page structuration.

Les clauses de sauvegarde à connaître

La convention comporte enfin des garde-fous que l'administration française sait utiliser. L'article 19, paragraphe 2, permet d'imposer en France, nonobstant la convention, la personne « résidente » des Émirats qui demeure fiscalement domiciliée en France au sens du droit interne : un déménagement de papier, sans transfert réel du foyer et des intérêts, ne fait pas échec à l'imposition française. L'article 4 renvoie précisément à cette question de résidence, traitée dans notre silo dédié.

De même, le bénéfice du crédit « égal à l'impôt français » suppose une déclaration régulière des revenus concernés : la neutralisation s'applique à des revenus déclarés, jamais à des revenus omis. La convention est un instrument de répartition — pas une amnistie déclarative.

Questions fréquentes

Ils ne subissent pas d'impôt aux Émirats et, en France, la double imposition est éliminée par un crédit d'impôt égal à l'impôt français : la charge est en pratique neutralisée. Mais vous devez les déclarer, et ils sont retenus pour le calcul du taux effectif appliqué à vos autres revenus. Les modalités précises s'apprécient au cas par cas.
La convention a été signée le 19 juillet 1989 (décret de publication n° 90-631 du 13 juillet 1990) et modifiée par un avenant du 6 décembre 1993, entré en vigueur le 1er juin 1995. Elle couvre l'impôt sur le revenu, l'impôt sur la fortune et les successions.
La convention comporte des stipulations sur la fortune, mais elles n'exonèrent pas, pour un résident de France, son immobilier situé aux Émirats. Un résident français reste imposable à l'IFI sur son patrimoine immobilier mondial. Voir la page IFI.
Oui — c'est l'une de ses singularités. Elle vise expressément les droits de mutation par décès : les immeubles ne sont imposables que dans l'État où ils sont situés (art. 17 §1), et la France exonère les biens imposables aux Émirats en conservant seulement la règle du taux moyen (art. 19 §4). Les parts de sociétés suivent, elles, la résidence du défunt (art. 17 §3). Les donations, en revanche, n'entrent pas dans son champ.
Parce que l'article 19 §1 prévoit deux crédits différents : pour les gains en capital (art. 11 §1 et §3), le crédit est limité à l'impôt effectivement payé aux Émirats — nul en pratique — tandis que pour les autres revenus, dont les loyers, il est égal à l'impôt français correspondant. D'où un traitement asymétrique : loyers neutralisés (effet de taux seulement), plus-values pleinement imposées.
Non. Le crédit d'impôt s'impute sur un impôt calculé sur des revenus déclarés : l'omission ne « vaut pas » application de la convention, elle expose aux rappels et pénalités. La séquence correcte est toujours : déclarer (2047 et annexes), puis neutraliser.
Non. La résidence conventionnelle s'apprécie au regard de l'article 4 et du droit interne : un Golden Visa est un titre de séjour, pas un domicile fiscal. Tant que le foyer ou le centre des intérêts économiques demeure en France, l'article 19 §2 permet du reste à la France d'imposer nonobstant la convention.

Sources officielles

Références à jour au 7 juillet 2026. Toute application à une situation particulière requiert une analyse individualisée.

  • BOI-INT-CVB-ARE — convention France-Émirats arabes unis (signature du 19 juillet 1989, avenant du 6 décembre 1993).
  • Texte de la convention (impots.gouv.fr) — imposition des revenus immobiliers au lieu de situation et élimination de la double imposition.
  • Convention du 19 juillet 1989 (texte intégral consolidé, avenant du 6 décembre 1993) — impots.gouv.fr (PDF) ; décret n° 90-631 du 13 juillet 1990 — Légifrance.
  • Doctrine administrative sur la convention — BOI-INT-CVB-ARE.
Immobilier Dubaï · Réserver une consultation